Navigue dans le monde

Reviens à la carte Monde
Légende
  • Régions
  • Capitale
  • Villes
Alternative content
Légende
  • > 90
  • entre 90 et 70
  • entre 70 et 50
  • entre 50 et 35
  • < 35

Étranger : découvrez nos vidéos & interviews

Aymeric de Sousa : un an en High School dans l'Utah

janvier 02, 2019
etranger


Aymeric est parti aux Etats-Unis en High School pour faire l’équivalent de la Terminale dans un lycée de Salt Lake City dans l’Utah. Lors de cette scolarité à l’étranger avec l’organisme ARAM France, il a vécu dans une famille d’accueil. Dans ce Trik Trak Trek, il nous parle de cette expérience riche, de la fête, des clichés du lycée américain, de la nourriture, du bal de fin d’année, des pom-pom girls et nous chante même l’hymne américain !

Carte d’identité :

  • Prénom et Nom : Aymeric de Sousa

  • Âge : 22 ans
  • Destination de départ : Famille d’accueil et lycée aux Etats-Unis (Utah)
  • Durée de l’expérience : 1 an

Parle nous un peu de toi et de ton parcours ?

Je m’appelle Aymeric, j’ai 22 ans, je suis originaire de Saint-Etienne et habite à Paris.

Après avoir obtenu un bac ES, j’ai décidé de partir 1 an à l’étranger, en revenant j’ai commencé les études supérieurs qui se sont traduites par 3 années d’études dans la production audiovisuelle (télévision, cinéma, documentaire et animation). Après avoir travaillé pour la Commission Européenne, l’UEFA, beIN SPORTS, je suis actuellement dans la captation de spectacle vivant (opéra, ballet, théâtre, concerts, …).

Pourquoi as-tu décidé de partir faire une année de lycée aux Etats-Unis ? Dans quelle ville étais-tu ?

Avant tout, je tiens à préciser que j’étais plutôt très nul en anglais (un joli petit 4 au bac) et étant donné que je voulais travailler dans le milieu du cinéma et de la télévision, je savais que la maîtrise de l’anglais était indispensable : ça c’est la raison dirons-nous “professionnelle”.

Sinon, j’ai toujours eu envie de tenter l'expérience de vivre à l’étranger, recommencer quelque chose de zéro, quelque part où je ne connaissais personne, ni le pays, ni la culture et encore moins la langue : “challenging myself”.

Il me semblait également nécessaire de faire un break entre le lycée et les études supérieures. Je pensais qu’une année à l’étranger pouvait faire le plus grand bien avant de revenir en France et continuer mes études.

Je vivais à Salt Lake City dans l’Utah (centre-ouest des Etats-Unis)

Et pourquoi les Etats-Unis ? Qu’est-ce qui t’a le plus attiré sur cette destination ?

J’ai toujours été profondément attiré par les Etats-Unis, comme beaucoup en fait (pas très original).

C’est vraiment un pays pour lequel il était facile de s’identifier, on a l’impression de déjà connaître ce pays avant même d’y partir, sans doute dû à la forte influence culturelle de ce pays à travers les films, les séries, la musique, … et en fait ça à un côté rassurant. Partir seul un an à l’étranger peut être effrayant et c’est normal, alors j’ai essayé de chercher une destination qui pouvait apporter un peu d’assurance, une destination que j’avais “l’impression” de connaître. Je voulais voir de mes propres yeux tout ce qu’on voit dans les séries, se faire une propre idée des Etats-Unis, sans aucun filtre, seulement moi, directement faisant face à ce pays qui m’a toujours fasciné, pour le meilleur et pour le pire.

Es-tu passé par un organisme ? Lequel ? Pourquoi ? En es-tu satisfait ?

Oui je suis passé par un organisme français qui s’appelle ARAM, ils sont basés tout à côté de Montpellier.

ARAM à tout de suite identifié ce que je recherchais à travers cette expérience, ils ont su me guider à travers le périple administratif auquel il faut faire face pour le VISA, pour l’école, pour l’assurance, pour l’avion, ... Ils ont toujours su répondre à toutes mes demandes et ça, ça rassure !

Une rencontre entre ARAM et les étudiants qui vont partir à l’étranger est organisé avant le départ pendant laquelle des anciens étudiants qui reviennent tout juste des Etats-Unis racontent leur expérience ce qui nous permet de bien se préparer et de commencer à se plonger dans l’aventure.

Aujourd’hui, quand on me demande de recommander un organisme, je leur répond sans hésiter ARAM j’en suis pleinement satisfait et c’est LA référence pour ce genre d'expérience !

Pendant la préparation de ton séjour, t’es-tu aidée de sites internet, de livres… ? Qu’est ce qui t’a le plus aidé à concrétiser ce projet ?

Pour préparer ce projet évidemment internet m’a beaucoup aidé : déjà pour les questions pratico-pratiques telles que les questions relatives aux assurances, aux banques, aux forfaits de téléphones et évidemment au VISA.

Ensuite, je me questionnais beaucoup sur la nouvelle culture que j’allais découvrir : le rythme scolaire auquel je serai confronté, la vie dans un lycée américain, se demander comment “vivent” les américains, ...
Bien sure je m’appuyais beaucoup sur ARAM et leur expérience pour répondre à toutes ces questions de manière plus concrète, parce que c’est aussi le rôle d’un organisme tel que celui-ci.

Qu’est-ce qui t’a le plus frappé en arrivant dans le pays ?

En fait, rien ne m’a vraiment frappé, simplement le fait de voir de ses propres yeux ces immenses drapeaux américains flottés à tous les coins de rues, ces immenses supermarchés, ces quartier style Desperate Housewives, ce lycée comme dans 13 Reason Why ou Rivderdale. Tu te dis juste “Ah ouais, c’est vraiment comme ça en fait !”

Où et comment as-tu été logé ?

J’ai été accueilli par une famille américaine pendant toute mon année aux USA.

Comment était ta famille d’accueil ?

A la base je suis arrivé chez la famille YOUNG qui devait être juste une “welcome family” c’est-à-dire une famille chez qui je reste pendant quelques semaines avant d’être reçu dans une autre famille pour le reste de l’année.

Mais il s'est avéré que la famille YOUNG et moi nous nous sommes vraiment bien entendu dès les premières semaines. Les YOUNG m’ont donc proposé de rester vivre avec eux pour le reste de l’année, j’ai évidemment tout de suite accepté. La famille était composée de 7 personnes (donc, 5 enfants), je suis donc devenu le 6ème enfant et j’étais l'aîné du haut de mes 18 ans.

Je ne pouvais pas espérer meilleure famille d'accueil, ils étaient sympathiques, ouvert d’esprit, curieux ! Je faisais complètement parti de la famille, j’ai été très rapidement intégré.

Au début c’est effectivement un peu étranger d’arriver dans une nouvelle famille, parce que des familles souvent on en connaît qu’une et c’est la nôtre, mais c’est une expérience incroyable de voir le fonctionnement d’une autre famille, qui plus est américaine.

Comment décrirais-tu le lycée américain ? Est-il différent de celui français ?

Le nom de mon lycée : Merit Academy. J’étais en 12th grade (la dernière année du lycée aux Etats-Unis, l'équivalent de la terminale en France). Le lycée américain avant même d’y aller, nous y sommes déjà tous très familier, ceci grâce aux “teen movies” qu’on a pu regarder au moins une fois.

Les casier, les basketteurs dans les couloirs, les pom-pom girls, est-ce que c’est du fake ?

Et bien je suis allé vérifier, et je peux vous dire que c’est bel et bien la vérité et c’est plutôt génial !

Les professeurs enseignent de manière amusante et ludique, le cours s'apparente parfois à un one man show. Les élèves ne sont pas passif, mais participent pleinement au cours, les professeurs sollicite les élèves très souvent. Le professeur est souvent considéré comme un ami. Par exemple il m’est arrivé d’aller faire des barbecues chez eux ou d'être invité pour dîner.

Pour ce qui est des étudiants américains : ils sont curieux et très friendly. Dès mes premiers jours à Merit Academy, alors que je ne connaissais personne, ils ont été plusieurs à venir me parler, savoir qui j'étais, d'où je venais, ce que je venais faire ici, pour combien de temps.

Pour en venir concrètement au cours : tout d’abord le système scolaire américain nous permet de choisir quelle matières faire et au moment ou tu le souhaites dans la semaine (en fait on fait nous même notre emploi du temps de la semaine et celui-ci peut être modifié à chaque semestre).

De manière générale, on est sur des matières beaucoup moins “scolaire” qu’en France, mais beaucoup plus ludique ou pratique. C’est-à-dire que nous avions des classes de cuisine, de leadership (le but de cette classe est de proposer des activité au sein du lycée, d'organiser des soirées, ...), j’avais même une classe qui s’appelait Magic of Sciences qui avait pour but de faire un tas d'expériences scientifiques sans jamais avoir besoin d'utiliser un stylo ou de prendre de notes, j’avais également une classe de théâtre, une classe d’art, film, codage informatique, santé, ... Et puis ne nous voilons pas la face on pouvait également choisir des matières comme math, biologie, histoire ou anglais (des matières que je n’ai pas choisis en fait).

Quels sont les horaires des cours aux Etats-Unis ?

A Merit Academy une séance de cours durait 45 minutes de 9h à 12h30.

Nous avions ensuite 30 minutes pour déjeuner

On enchainait de 13h00 à 15h00 par une activité extra-scolaire que l’on pouvait choisir (souvent du sport).

As-tu fait du sport là-bas ?

J’ai justement joué dans l’équipe de basket de Merit Academy.
J’avais donc entrainement tous les après-midi de 13h00 à 15h00 et également avant les cours de 7h00 à 9h00.

Faire partie de l’équipe de basket où être sportif au sein du lycée est quelque chose de vraiment génial et respecté aux Etats-Unis, car aux yeux de tous tu représentes le blason de l’école sur le terrain et cela apporte un certain stress qui peut également être très motivant. Tous les élèves et professeurs te motivent au quotidien et encore plus les jours de matchs, on se sent vraiment porté et supporté par tous afin de réaliser le meilleur sur le terrain.

Chaque match est un véritable spectacle auquel tout le monde veut participer, parce qu’en plus du match entre chaque temps mort le club de danse fait ses représentations, les pom-pom girl chauffent le public, le club de musique fait chanter et danser la salle !

Evidemment (restons dans le cliché) il y avait tout ce qu’il y a autour lorsqu’on est joueur de basket, c’est-à-dire les pom-pom girl, la “popularité” mais aussi le devoir d'être exemplaire à tout niveau et donc d’avoir de bonnes notes pour pouvoir jouer.

Tu as côtoyé beaucoup des jeunes qui venaient apprendre l’anglais ?

Effectivement à Merit Academy nous étions plusieurs nationalités (japonais, mexicains, sud-coréens, chinois, espagnol, italien, … et j’en passe) à venir vivre cette expérience !

C’est souvent avec ces personnes avec qui on s’entend le mieux, car on vit la même chose, on rencontre les mêmes difficultés et ça tisse forcément des liens encore plus forts qu’avec les américains qui sont simplement dans leur quotidien.

Et c’est ça aussi la force de cet échange, le fait de pouvoir certes découvrir la culture et la vie aux Etats-Unis, mais surtout de rencontrer des personnes qui viennent des quatre coins du globe avec qui on se lie de quelque chose de plus grand que de l’amitié, créer une relation qu’on n’a jamais connue et qui restera gravé. Une expérience exceptionnelle amène forcément des rencontres exceptionnelles.

Comment se passe la fête, les sorties quand on est mineur ?

Ah… point sensible aux Etats-Unis, de plus j’habitais dans l’Utah, un état assez conservateur, donc presque impossible de se procurer de l’alcool lorsque l’on n’a pas 21 ans.

Bien sur il m’est arrivé de boire en soirée avec des amis pour fêter une victoire ou un anniversaire, mais je ne voulais pas jouer avec le feu, tout le monde sait que les américains sont très puritains et ils ont une tolérance zéro concernant la consommation d’alcool avant l'âge (de plus, ne l’oublions pas, la délation est autorisée aux USA…).

Je ne voulais pas trop m’exposer au risque de me faire renvoyer en France si jamais j'enfreignais la loi.

Les lycéens américains comment sont-ils avec les français ? Quelles sont les différences entre les lycées français et américains ?

Pour parler des objectifs du lycée aux Etats-Unis et en France, il s’avère que nous sommes sur deux choses completements differentes : en France nous sommes basés sur des idées et des objectifs très “scolaires”, nous apprenons à commenter, disserter, à se faire une opinion des choses, à se forger un esprit critique. Tandis que les années de lycée américaines ont pour but d’apprendre à comment être sociable, comment créer des groupes, des associations, comment se faire des amis. Les américains ont une vision plus sociale du lycée, une vision qui met les résultats scolaires de côté alors qu’en France nous sommes sur un cursus pleinement concentré sur le résultat. Par exemple  les examens que je faisais était systématiquement des QCM.

Pour parler des infrastructures, les lycées américains offrent un confort peu imaginable en France : salle de sport, gymnase, terrain de football et de baseball, piscines, salle de cinéma, salle informatique, du matériel en très bon état et souvent renouvelé. Mais il faut savoir que les lycées américains ne sont pas uniquement financés par l’Etat, ils utilisent un grand nombre de sponsor (comme le ferait un club de foot en France par exemple), souvent des anciens élèves qui ont réussi font des dons afin de sans cesse améliorer les infrastructures.

Quels sont les plus gros clichés que tu as constatés ?

On trouve des fast-food partout !

Attention, je ne suis pas en train de dire qu’on ne peut pas bien manger aux États-Unis. C’est d’ailleurs un stéréotype qui est complètement faux. On y trouve énormément de bons restaurants, de chefs réputés, d’émissions culinaires et d’épiceries spécialisées. Cela dit, ce serait faux de dire que la tentation de manger de la malbouffe n’est pas extrême. Wendy’s, Arby’s, Taco Bell, McDonald’s, Burger King, Pizza Hut, A&W, Dairy Queen, KFC, In N Out, … vous en trouverez tous les coins de rue.  Et la majorité sont ouverts 24h/24, tout comme les fameux “diners” typiques.

Les Américains sont patriotes !

Les drapeaux ? Ils flottent partout : devant les maisons, les tours de bureaux, les magasins, partout ! Le peuple américain est très fier. Tout le monde (ou presque) connaît son hymne national par cœur, par exemple il était chanté avant chaque match de basket. A l'école, toutes les salles possèdent un drapeau, et tout les matins, la main sur le coeur, les americains cite le serment d'allégeance au drapeau des États-Unis.

Tout est démesuré. Tout !

La taille moyenne des assiettes est énorme en restauration rapide et dans les restaurants sans prétention. Celle des sodas est encore pire ! Les autoroutes sont extrêmement larges et comportent souvent plusieurs voies (par exemple la Katy Freeway au Texas : 26 voies). Parlant de la circulation, les voitures sont grosses et imposantes.

Les américains sont sympathique et accueillant : Sauf les douaniers !

Aux États-Unis, les petits surnoms mignons fusent de partout : sweetie, cutie pie, love, honey. Que ce soit la vendeuse à la boutique de linge ou le commis d’épicerie, on a le droit à un petit nom. Pour les hommes, c’est « hey man » ou encore mieux « hey buddy ». Aussi, tout le monde veut savoir comment on va : « hey, how is it going ? » ou le fameux « wassup ? » chaque fois que vous entrez au restaurant ou dans un magasin.

Le pays de la (sur)consommation !

Plusieurs magasins sont ouverts toute la nuit, 7 jours sur 7. À titre d’exemple, je pense entre autres à Walmart, aux pharmacies et aux supermarchés. Faire ses courses la nuit aux États-Unis n’a rien d’anormal. Nombreux sont aussi les américains qui ont une carte de membre du Costco : brièvement, Costco est une société de commerce de gros, pour profiter des deals, il faut payer un prix d’adhésion annuel.
Et le couponnage, ça vous dit quelque chose ? Si non, c’est une chasse aux rabais ultra populaire. Le but est d’obtenir le plus de réductions possibles afin d’obtenir le meilleur prix possible pour un item. Certains réussissent même à ce que ce soit gratuit.

Tu as vécu le fameux bal de fin d’année ? Tu peux nous en parler ?

Exactement, l’année scolaire est en fait rythmée par plusieurs bals : Homecoming (au début d’année), High School Sweethearts (pendant la période de Noël, césure entre les deux semestres, la particularité c’est que les filles demande au cavalier d’aller au bal et pas l’inverse) et enfin le fameux bal de promo, le bal ou tout le monde veut aller, ou les garçons ont de parfaits smokings et les filles de magnifiques robes, ou tout est très protocolaire et au final c’est un peu génial !

Pour le bal de promo rien n’est laissé au hasard : il faut tout d’abord choisir et inviter sa cavalière de manière mignonne (un bouquet de fleur, des bougies, quelque chose de romantique). Ensuite, je devais lui offrir un bracelet de fleur assorti à la couleur de sa robe et tout était prévu, car elle m’avait donné un morceau de tissu (vendu avec sa robe) pour être sûre d’avoir la bonne couleur, elle m’offrait une rose que je mettais dans la veste de mon costume.

Avec mes amis (qui était principalement mes coéquipiers de basket) nous avions décidé de faire les choses en grand : limousine, restaurant français… Clou du spectacle, la consécration ultime : j’ai été élu roi du bal de promo.

Coté coût de la vie… Quel était ton budget mensuel ? Combien coûte un séjour comme le tien ?

La famille d'accueil était bénévole, je n’avais aucune dépense pour les repas, pour  laver mon linge ou autre frais domestiques.

Pour ce qui est du coût de la vie en général je n'y étais donc pas directement confronté, mais je sais que “bien” manger coûte cher. Les produits frais sont coûteux et très peu utilisé par les américains, surtout dans les villes de tailles moyennes comme la mienne. Il est en fait tellement plus facile et moins cher de se faire un fast-food ou d’acheter à emporter que beaucoup d'américains se tourne vers la simplicité et le moins cher.

Les dépenses à ma charge était principalement pour mes loisirs (cinéma, restaurant, sorties, voyages).
Je dépensais en moyenne 300€ par mois, mais c'était assez variable en fait, en fonction des périodes.

J’ai également payé auprès d’ARAM avant mon départ 8 000 € qui comprend les frais de scolarité, les billets d’avion A/R, la prise en charge sur place par un organisme américain avec un correspondant, diverses assurances, matériel et fourniture scolaire.

Je pense qu’au total il faut compter environ entre 12 000 €  et 15 000 € pour une année dans un lycée aux Etats-Unis.

A savoir qu’avec un VISA étudiant, il est impossible de travailler et je ne pouvais donc toucher aucune rémunération de la part d’un employeur sur place.

Peux-tu nous parler de ce que tu as visité ?

J’ai eu la chance d’avoir une famille d'accueil qui aimait beaucoup voyager : nous sommes allés un peu partout dans l’Utah et aux alentours, car il y a énormément d’espace naturel (Grand Canyon, Yellowstone, Mesa Verde, Arches, Zion, Bryce Canyon, ...). Nous sommes également allés au Nevada, nous avons visité Fallon et Las Vegas.

En Californie nous sommes de San Diego à Los Angeles en passant par Oceanside, nous avons visité les Studios Universal. Enfin, nous avons fini par une semaine à New York juste avant mon retour en France.

Et la France t’a-t-elle manquée ? As-tu eu des moments de déprimes ?

Je dirais que les 2 premiers mois c’était totalement la découverte d'un nouveau pays, une nouvelle culture, on est émerveillé de tout, tout nous semble parfait et mieux qu’en France.

Mais après ces 2 mois j’ai eu, effectivement, une sorte de choc culturel : je critiquais pratiquement tout, la nourriture, le lycée, ma famille d’accueil, la ville où j’étais, .... Je comparais tout à la France et je me disais que telle chose ou telle chose était mieux dans mon pays… Cette période a duré 3 semaines environ.

A ce moment-là il faut vraiment essayer de positiver au maximum,  essayer de te dire que tu vis quand même une expérience incroyable ! Et heureusement ARAM nous avait alerté sur cette période de choc culturel et du coup ça m’a permis vite réaliser que j’étais dans cette période de barrière culturelle et qu’il fallait continuer à avancer, à sortir, à faire des activités avec ses amis. Et aussi, bien sûre, grâce à ma famille d’accueil, j’ai eu l’occasion à cette période là d’aller au Nevada et en Californie, du coup j’ai relativisé.

De manière générale, vivre loin de ses proches et de tout recommencer à zéro est une chose très compliquée. Il faut se dire que ça fait aussi parti de l'expérience, que ça ne dure qu’un an et qu’il faut vivre le truc à fond !

Tu as ramené des souvenirs ?

Je ne suis d’habitude pas tellement attaché aux objets, j’ai quand même gardé quelques trucs, parce que ce n’était pas une année tout à fait ordinaire : ma couronne de roi du bal de promo, également le Yearbook, mes t-shirt de basket et évidemment des centaines de photos ! De toute façon les meilleures souvenirs restent dans la tête, ils ne s’oublient et ne se perdent pas.

Quels conseils pourrais-tu donner à ceux qui veulent se lancer dans un séjour comme le tien ? Et quelles mises en garde ?

Il faut partir avec un esprit ouvert, sinon ça ne sert à rien, on ne profite pas assez de son programme. On va découvrir pleins de nouvelles choses, on va vivre à la façon d’une autre famille, on va faire des choses qu’on ne fait pas habituellement, on va penser et agir différemment, il faut juste se laisser porter par l'expérience ne pas être réfractaire, participer à tout, à fond, être curieux, avoir envie de découvrir, d’apprendre !

Et là tu vivras une année inoubliable !

Et puis le plus important pour moi c’est de vraiment être impliqué dans la vie du lycée, c’est ce qui renforce les liens d’amitié que tu as déjà commencé à créer en classe, il faut participer aux activités et aux clubs c’est le meilleur moyen de faire faire des amis et d’être complètement intégré.

Je pense que les moments clés sont vraiment les activités que tu fais avec ta famille d’accueil et tes nouveaux amis, se sont vraiment les choses qui te rapprochent le plus et qui te permet de profiter au maximum de ton programme. Par exemple, le fait de faire partie de l’équipe de basket m’a vraiment fait avancer et les joueurs de mon équipe sont vraiment les gens avec qui je m’entendais le mieux, on s'entraînait tous les jours, plusieurs fois par jour et on se voyait le week-end c’était vraiment comme une deuxième famille.

Comment qualifierais-tu cette expérience ? Est-ce un tremplin professionnel ?

Complètement !

J’ai toujours voulu travailler dans l’audiovisuel et la maîtrise de l’anglais est indispensable dans ce secteur.  Il faut bien dire que sur un CV ou dans une lettre de motivation c’est un plus non négligeable d’avoir vécu et étudié 1 an aux Etats-Unis. Cela implique une certaine forme de curiosité, d'intérêt et même de courage, des atouts qui ne laissent pas indifférent les employeurs.

De plus, on apprend tellement de choses dans une expérience comme celle-ci, on se re-découvre soi-même, on a un recul sur les choses, on en ressort grandi.

Cette expérience m’a permis de décrocher des jobs à la Commission Européenne à Bruxelles, de travailler pour l’UEFA pendant l’EURO 2016, de travailler chez beIN SPORTS, et maintenant des chaînes comme ARTE ou France Télévisions.

Des prochains voyages prévus ?

Évidemment, toujours !

Mon prochain voyage sera au Mexique pour aller retrouver mes amis que je me suis fait quand j’étais aux Etats-Unis. Ensuite je retournerais voir les YOUNG, ma famille d'accueil dans l’Utah.

Les rencontres faites pendant cette année sont uniques, je suis encore en contact avec beaucoup d’amis étrangers, ce qui me fait dire qu’en fait l’aventure ne s’est jamais vraiment arrêté et qu’elle continue bel et bien à travers mes amis aux quatre coins du globe.

Divers anecdotes (franchement elles sont pas ouf, mais bon) :

  • Je parlais des températures avec ma mère d’accueil et j’ai tendance à oublier qu’ici ils sont en fahrenheit. Alors, on parlait de l’hiver et elle me disait qu’il faisait très froid dans l’Utah, environ 5° alors moi je me disais que ce n’était pas super froid 5° mais en fait en fahrenheit ça fait -15°C.
  • Sinon le premier jour était assez drôle (quand j’y repense) parce que je suis arrivé à l’aéroport et personne ne m’attendait j’ai bien dû tourner dans l’aéroport 30/45 minutes avant de voir une famille entière courir avec des pancartes "Welcome Aymeric" du coup je les ai rattrapés et je leur ai demandé si c’était bien ma famille d’accueil, en fait ma famille d’accueil était très souvent en retard et j’ai pu le voir au fil des mois.
  • (C’est peut-être la plus marrante) Aussi, chaque fois que j’avais besoin que ma mère d’accueil me conduise quelque part je lui demandais "Can you ride me … ?" puis j’ai compris quelques mois plus tard (en demandant à une de mes prof de me ramener chez moi) que "ride me" voulait dire tout autre chose dans la langage familier et qu’en fait il faut dire "Can you give me a ride".

Meilleurs souvenirs :

  • L’un des meilleurs moments de ce programme, avec l’équipe de basket du lycée on a joué sur un parquet de NBA, celui des Utah Jazz à Salt Lake City juste avant l’équipe pro, c’était vraiment quelque chose d’exceptionnel, quelques choses que je n’oublierais jamais !
  • Le dernier jour d’école : au programme il y avait la fameuse ceremonie dans laquelle nous avons tous notre chapeau et notre cap, tous les élèves diplomés passent sur l’estrade et à la fin on jete tous notre chapeau en l’air. Puis le soir, le bal de promo qui est resté gravé dans ma tête, j’avais vraiment l’impression de vivre dans un film, tout était parfait. Puis le fait que je sois élu roi du bal de promo c'était en fait plutôt cool aussi.

 

Tu as aimé cette actu ?

Partage-la
Cet article vous a-t-il plu ? oui OUI non NON
Regardez aussi :
blog
Voyage au Vietnam : un Road-trip en moto avec Marine !
février 27, 2017
etranger
blog
HIKOIKOI, un couple qui quitte le nid à la découverte de la Nouvelle-Zélande !
juillet 04, 2018
etranger
blog
Pourquoi je voyage ?
août 12, 2017
etranger