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Voyage en Asie : Baptiste et Cécilia, un couple féru de découvertes !

Voyage en Asie : Baptiste et Cécilia, un couple féru de découvertes !

avril 11, 2018
etranger
Depuis 2013, l’idée de faire le tour d’Asie les séduit. En 2016, Baptiste et Cécilia ont décidé de tout quitter et de partir dans un voyage en Asie à la rencontre de leur rêve. Nous les rencontrons aujourd’hui pour revenir avec eux sur cette aventure impressionnante dans différents pays asiatiques : Sri Lanka, Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Laos et Indonésie. Carte d’identité 
  • Prénom Nom : Baptiste et Cécilia
  • Age : 30 ans
  • Date et destination de départ : de février à juillet 2017 au Sri Lanka, Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Laos et Indonésie
  • Durée de l’expérience : 5 mois

1 - Parle nous un peu de vous et de votre parcours lors de cet voyage en Asie

Nous sommes en couple depuis 2010 et avons commencé à voyager en 2011. Premier voyage à Londres. On a vite pris goût aux voyages et à la découverte de nouveaux pays. Depuis on essaie de faire au moins un voyage chaque année.

2 - Pourquoi avez-vous décidé de partir dans cette région du monde ? Qu’est-ce qui vous a le plus attiré dans ce projet ?

L’Asie était un projet de 2013 que nous avons plusieurs fois repoussé. Puis à l’été 2016 on a décidé de se lancer un peu sur un coup de tête : on a lâché notre appartement, troqué nos ordinateurs fixes contre des portables, et avons poursuivi notre activité de graphistes au travers de l’Asie. C’est un continent qui nous a toujours attiré. Bap étant parti au Japon avait déjà eu un avant-goût.

3 - Durant la préparation du séjour, vous êtes-vous aidée de sites internet, de livres … ? Qu’est-ce qui vous a le plus aidé à concrétiser ce projet ? Vous parlez anglais ?

Nous avons fait nos recherches sur les blogs et forums et des livres type Routard. Mais la réalité, les prix, les coutumes, ne correspondaient pas toujours aux récits. Bap parle anglais et cela nous a beaucoup aidé. Et en cas d’incompréhension totale, nous avions un petit carnet contenant des illustrations sur des objets ou des situations du quotidien. A Diên Biên Phu, la gérante qui nous a reçu à la guesthouse ne parlait pas un mot d’anglais. Nous avons communiqué en français/vietnamien via Google Traduction. Mais vu ses éclats de rire par moment, il était évident que la traduction laissait à désirer…

4 – Vous avez parcouru le Sri Lanka, la Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge, le Laos et Bali pendant 5 mois…Quel a été votre destination coup de cœur ?! et si vous deviez la décrire en 1 mot ?

En un mot c'est difficile... ! Ça se joue entre le Sri Lanka et le Laos. Mais en même temps ces deux pays étaient tellement différents. Cependant, de par toutes les merveilleuses choses qu'on a vécu au Sri Lanka, et même les mauvaises, c'est ce pays qui nous a le plus marqué. Le mot serait : déroutant.

5 – Parlez-nous plus en détail de votre expérience au Sri Lanka ? les gens ? la nourriture (pimentée) ? les paysages ?

Ce fut notre premier pays, et le plus marquant. On est culturellement plus proche de l’Inde que les autres pays asiatiques où nous sommes allés. Ce sont les gens les plus gentils et les plus attentionnés avec les touristes. Ils proposent leur aide d'eux-même sans rien demander en échange. Tellement que les premiers jours ça nous a paru louche, ce n'est pas commun en France. Mais c'était contre-balancé par un certain racisme : un jour une dame nous propose le thé chez elle, et le lendemain un chauffeur nous refuse l'accès de son bus parce que nous sommes blancs. Il s'est rapidement fait remettre à se place par le chef de gare qui nous a donné la possibilité de monter dedans malgré tout. La nourriture est très épicée et pimentée. Comme il n'y a que de petites épiceries (sauf quelques supérettes dans les grandes villes et les zones touristiques) on se nourrissait surtout de fruits frais et de biscuits apéritif, héritage laissé par la colonisation anglaise. C'était le seul régime alimentaire qui ne mettait pas le feu à nos bouches. On a perdu plusieurs kilos dès le premier mois ! Entre les plages magnifiques, et la jungle tropicale qui compose le centre de l'île, tous les paysages sont à couper le souffle. On a fait de nombreuses randonnées dans le centre, au milieu des montagnes. Les plages sont gigantesques et l'eau est toujours à une température parfaite ! C'est plein de poissons et de tortues. On a évité la côte est de l'île parce que c'était la période où les vagues sont dangereuses. On a pu en faire l'expérience à Tangalle, avec des vagues d'une violence inouïe. A côté de ça, il y a aussi des montagnes de déchets (surtout à proximité de Colombo, la capitale) des bidonvilles le long de la côte et les sri lankais ont l'habitude de brûler leurs déchets de tous types.

6 – Après le Sri Lanka, vous êtes arrivez en Thaïlande. Avez-vous aimé cette destination ? les gens ? et l’Ile de Koh Jum ?

On est arrivé en Thaïlande avec un certain a priori. C'est une destination ultra touristique et on ne s'attendait évidemment pas à avoir la même relation avec les locaux qu'au Sri Lanka. Et on ne s'était pas trompé :) On était beaucoup plus vus comme des portefeuilles sur pattes. Les gens étaient beaucoup plus froids et distant. On avait le sentiment de n'être que de la marchandise, surtout dans les îles (Koh Lanta et Koh Samui notamment. Cette dernière est vraiment à éviter pour le coup, beaucoup beaucoup trop touristique). Koh Jum a été une parenthèse formidable au milieu de ce séjour. Il y a très peu de touristes (on en pas croisé plus de  cinq en plusieurs jours) et l’électricité est arrivée il y a quelques années seulement. Et pour le coup c'est vraiment authentique. Les plages sont sauvages, la forêt qui recouvre la quasi totalité de l'île l'est encore plus et les gens sont toujours interloqué de croiser des touristes. Mais toujours en positifs.

7 – Ensuite vous êtes arrivés dans le nord du Vietnam. Parlez-nous de Haïfong, la baie de Ha Long, la rizière sapa ?

Hai Phong est une ville sans grand intérêt. C'était juste moins cher d'atterrir ici et c'est plus proche de l'île de Cat Ba où nous nous sommes rendus par la suite. La côte sud de l'île est assez touristique puisque c'est l'un des points de départ pour visiter la baie d'Ha Long. Mais ça l'est beaucoup moins que depuis la ville d'Ha Long ceci dit. On a pu faire une traversée avec un pêcheur qui arrondi ses fins de mois en faisant des visites de la baie. Nous n'étions que deux sur son tout petit bateau. Sur cette partie de la baie (qui est gigantesque) nous n'avons croisé quelques bateaux de touristes aux abords de Monkey Island. C'est un des plus beaux trucs qu'on ait fait. Après nous avons voyagé jusqu'à Sapa, dans les rizières. C'est magnifique mais le tourisme a vraiment explosé là-bas et on croise plus d'étrangers que de vietnamiens. Mais les randonnées dans rizières restent exceptionnelles et c'est vraiment un truc à faire.

8 – Pouvez-vous nous raconter votre expérience au Musée de Diên Biên Phu ?

On s'attendait à un gros truc de propagande mais finalement pas tant que ça. Bien sûr on est pas présentés comme des gentils, mais ils ne nous tirent pas dessus gratuitement non plus. C'est assez intéressant pour toutes les pièces d'époques qui sont exposées et en tant que français c'est aussi une partie de notre histoire qui s'est écrite là-bas. D'autant que des membres éloignés de la famille à Cec furent envoyés là-bas.

9 - Que pouvez-vous nous dire sur le Cambodge, les habitants, la culture locale, les temples, le poivre, les chauves-souris ? et malheureusement le tourisme sexuel ?

On est arrivé le soir du dernier jour du nouvel an Khmer (qui dure trois jours). On a passé l’agent d’immigration qui voulait son pot-de-vin (un dollar) et nous a fait poireauter pendant une plombe. Mais après ça, on s’est bien marré avec le conducteur du tuk-tuk. Comme un peu partout en Asie les gens sont sympathiques et chaleureux. C’est vrai que les temples d’Angkor sont très beaux. C’est un peu comme la Tour Eiffel c’est une base à voir, et c’est tellement vaste qu’on peut y passer des jours. À Battabang il y a une crevasse de laquelle sort chaque jour des centaines de milliers de chauves-souris. C’est impressionnant à voir et du sommet de la montagne on a une vue incroyable sur toute la région, en compagnie de moines. C’est à Sihanoukville principalement qu’on a vu le tourisme sexuel. Une petite rue où il n’y a que des restaurants, tous tenus par des blancs (et pas mal de français) qui n’a rien de choquant la journée, mais qui à la nuit tombée devient glauque. Toutes les filles, souvent très jeunes, ont une piaule au-dessus des restaurants dans lesquelles elles font leurs passes. Et voir tous ces vieux blancs dégueulasses se balader et choisir une fille fout vraiment les boules. Mais à Phnom Penh aussi, on a pu croiser des vieux blancs avec soit plusieurs filles très jeunes, soit un garçon, très jeune aussi. Mais rien n’est caché, tout est assumé, en terrasse d’un restaurant touristique, au bord du fleuve, … 10 – Après le Cambodge vous êtes arrivez au Laos. Comment ça s’est passé ? à ce qu’il parait « Le Laos c’est comme une poésie » Ah le Laos… On a jamais vu une capitale aussi détendue, aussi cool. Contrairement à beaucoup d’autres capitales dévorées par les tours gigantesques Vientiane n’a pas subi ça. Il y a des grandes tours bien sûr, mais ça n’est pas étouffant. C’est une ville superbe, propre, et très agréable à vivre. On y était au début de la mousson, et par moment des pluies monstrueuses s’abattaient sur la ville. Voir avec quel calme les commerçants pliaient leurs échoppes pour s’abriter, et les ressortir cinq minutes après une fois l’averse finie était totalement bluffant. Ils sont tellement sympas et font des sandwichs délicieux ! Vang Vieng c’est un peu comme Sapa au Vietnam, le lieu est magnifique, mais du coup il y a trop de monde. Les cascades sont dingues, et la couleur de l’eau comme nulle part ailleurs. Quant à Luang Prabang, la capitale historique du pays, c’est une ville très vivante. Il y a toujours une bonne ambiance, c’est animé le soir et c’est très beau. Il faut aller de l’autre côté du Mékong pour tomber sur des petits villages typiquement laotien.

11- Après cet instant Zen, vous êtes repassés par le Vietnam : Ano¨, Hué, Oîan, Natrong….

Oui, la première fois on s’y était pris trop tard pour faire une demande de visa d’un mois pour le Vietnam. Donc, sans visa on peut rester quinze jours, ce que nous avons fait la première fois, puis sommes revenus pour quinze jours supplémentaires et rejoindre le Sud. On ne s’est pas tellement arrêté à Hanoï, qui ne nous attirait pas, trop bruyant, trop d’immeubles, trop de monde, juste trop. On a pris un bus de nuit pour rejoindre Hué, l’ancienne cité impériale qui est superbe. En dehors de ça, la ville a un intérêt limité. Hoi An c’est très beau, mais faut fuir un peu le centre de la ville. Longer la côte vers moins de monde, ou aller visiter les îles environnantes. Nha Trang est à fuir à moins d’être un russe qui veut manger du caïman et tirer au lance-roquette. Mui Né est intéressante, pour voir le désert, les falaises de terre rouge ou faire du kitesurf. Les vietnamiens du Sud sont moins rudes que ceux du Nord, mais aussi plus portés sur le commerce. Mais la plupart du temps, quand on discute un peu ça se passe toujours très bien et on se marre bien. Et puis les banh mi (les sandwichs viet) sont à tomber…

12 – vous avez fini votre périple à Bali. Qu’avez-vous fait ? comment cela s’est passé ?

On cherchait un coin sympa où passer notre dernier mois, et Bali se présentait comme le moins cher pour y aller depuis Ho Chi Minh. On n’avait pas prévu l’Indonésie donc on est partis avec nos a priori et nos images de plages cartes postale dans la tête. C’est pas vraiment ça en fait… C’est effectivement très touristique, mais ça dépend des zones (comme toujours). Les petites îles autour de Bali sont plus calmes et l’eau est incroyable. Le Nord de Bali est également plus calme car les plages sont noires. De sables ou de galets. C’est à Ahmed qu’on a passé notre niveau I de plongée. C’est quelque chose qu’on souhaitait faire depuis de nombreuses années. On s’était renseigné en Thaïlande, mais finalement on l’a fait à Bali. Et on a bien fait! A une dizaine de mètre du bord de la plage se trouve un navire commercial américain coulé par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Il est gigantesque, et la vie y a repris ses droits. C’est l’un des spectacles les plus incroyables qu’on ait vus. C’est difficile de trouver les mots pour décrire ça : plonger dans un bateau coulé, accompagnés de tortures, de centaines de bancs de poissons tous plus beaux les uns que les autres, des coraux de toutes les couleurs, etc. 13 – je crois savoir qu’il s’est passé un moment important pour votre couple, là-bas… C'est là, dans les derniers jours que j'ai demandé sa main à Cécilia. Ça fait bientôt 8 ans qu'on est ensemble, on a vécu beaucoup de chose et c'était le moment parfait pour faire ça.

14 - Coté coût de la vie… Peux-tu nous donner des exemples de coûts de la vie de tous les jours ? (Transport, logement, alimentation, sorties, habillement…)

Coté transport, le plus intéressant c’est le Sri Lanka. On a parcouru plus de mille km en trains, bus et tuktuk, et ça nous a coûté en tout moins de 90€ à deux pour le mois. Concernant la nourriture, on mange correctement au Vietnam pour très peu. Il faut se concentrer sur les échoppes dans lesquelles mangent les vietnamiens, et on peut faire des repas très économiques. Sur un mois entier, à deux ça nous a coûté 250€ environ. Idem pour le logement, c’est au Vietnam qu’on trouve les tarifs les plus intéressants : à peine plus de 270€ à deux. C’est ce pays qui nous a coûté le moins en tout. Au Cambodge on a eu plus de mal à trouver les zones intéressantes et peu chères où manger. Le Laos n’est pas cher non plus, on y dépensait en moyenne une trentaine d’euros par jour à deux pour la totalité (logement, nourriture, transports, visites, …).

15- Racontez-nous votre souvenir le plus émouvant du séjour ?

C'est difficile de n'en choisir qu'un. Mais en dehors de la demande en mariage, et de la plongée, c'est surtout la nature qu'on a découverte. Que ce soit au Sri Lanka, avec la montée du Pidurangala Rock (un rocher qui nécessite une trentaine de minutes pour le grimper) sous une chaleur étouffante, et cette délivrance au sommet qui offre une vue incroyable sur un océan de verdure ou le trajet dans un minibus entre Sapa et Dien Bien Phu qui a duré 9h, et qui fut l'un des pires en terme de zigzag sur des petites routes de montages (parfois boueuses ou escarpées), mais aussi composé des plus beaux paysages qu'il soit et typiquement nord-vietnamien, c'est la nature qui nous a souvent le plus émus.

16– Etes-vous partis avec une assurance internationale ? vous est-il arrivé des pépins à l’étranger ? Si oui, comment décririez-tu le système de santé local ?

Oui on a pris une assurance voyage de type ExtraPas, c’est vraiment important. On a hésité au début, mais finalement ça permet de voyager l’esprit plus léger. Bap s’est foulé les deux chevilles en Thaïlande en loupant un atterrissage après un saut trop ambitieux d’un rocher et quand nous sommes arrivés à Bangkok, on s’est rendus à l’hôpital international. Ça s’est extrêmement bien passé, cet hôpital est sûrement le bâtiment le plus luxueux qu’on ait vu durant notre séjour, ça ressemblait à un hôtel de luxe! Idem, à Vientiane, Bap s’est rendu à la clinique française pour y voir un kiné (qui a offert un cours gratuit à Cec!). Tout a été pris en charge et c’est vraiment rassurant. On a toujours fait attention que ce soit correct niveau hygiène. C’est pour ça qu’on a attendu d’être à Bangkok pour aller à l’hôpital, ou d’aller à Vientiane pour le kiné. Mais en fouillant un peu on trouve des établissements de confiance.

17- Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes qui veulent se lancer dans l’expérience de votre voyage ?

Qu’il est possible de voyager avec tous les budgets. On entend souvent qu’il faut beaucoup d’argent pour faire un beau voyage mais ce n’est pas vrai. On avait un budget très limité, et on a fait le voyage qu’on voulait. Après tout dépend des ambitions que l’on se fixe. Et surtout, il ne faut pas avoir peur de franchir le pas. C’est impressionnant au début, ça peut inquiéter, mais finalement ça vaut tellement la peine.

18– Si tu devais constituer un petit sac d’éléments essentiels pour « survivre » en Asie, vous mettriez quoi dedans ?

Un couteau suisse, du charbon végétal (ça fait des merveilles pour les maux d’estomacs après avoir mangé trop épicé!), des bracelets anti-nausée pour les transports (ça coûte pas cher et ça marche plutôt bien), une prise anti-moustiques (qui marche étonnement mieux sur les fourmis rouges que les moustiques), de la citronnelle, et surtout savoir faire preuve d’ingéniosité. Merci et à bientôt sur Ready to Go !

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